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mardi 20 mars 2018

Seulement six des 18 facultés de médecine sont reconnues par le MSPP



« Aujourd’hui la formation médicale en Haïti a beaucoup de problèmes. Les facultés se multiplient de manière exponentielle sans tenir compte de la qualité de la formation et des normes fixées par le MSPP. Cela nous donne une formation qui n’est pas standard », a fustigé d’entrée de jeu le directeur général du MSPP, le Dr Lauré Adrien.

Dans une veine analogue, il a décrit les difficultés qui existent dans l’application des textes de loi dans un contexte où la réalité du terrain devance la législation médicale. «Selon les lois en vigueur pour qu’un médecin ait sa licence de fonctionnement, il faut que sa formation soit soldée d’une année de service social. Pendant le service social, le médecin est sous la responsabilité de l’Etat. Cette loi a été élaborée à une époque où il y avait une seule faculté de médecine au pays. Aujourd’hui, il y a les médecins qui viennent de l’étranger et ceux qui viennent des facultés privées qui exigent le service social alors que le budget du ministère n’est pas élastique. Voilà le problème », a constaté le Dr Laure Adrien avant d’introduire le Dr Evans Vladimir Larsen, directeur de la formation du ministère de la Santé publique et de la Population.

Les chiffres sont catastrophiques dans le secteur de la formation en Haïti

« Il existe beaucoup de facultés de médecine en Haïti, parmi lesquelles le MSPP a recensé 18. Force est de constater que seulement six de ces facultés sont reconnues et autorisées par le ministère », se désole le Dr Evans Vladimir Larsen.

S’agissant des professions paramédicales, les chiffres sont catastrophiques. « Le MSPP a recensé deux facultés d’odontologie; une seule est autorisée à fonctionner. Il y a 174 écoles qui forment des infirmières, seulement 83 sont reconnues. Le ministère identifie deux facultés de technologie médicale, une seule est reconnue. En fin de compte, parmi les deux facultés de pharmacie, une seule est autorisée à former des pharmaciens », a déploré le directeur de la formation du MSPP.

Pour mieux comprendre l’état de ces facultés non autorisées, a renchéri le Dr Larsen, le ministère organise chaque année des examens pour les infirmières diplômées avant de les autoriser à pratiquer. Le constat fut un retentissement, sur les 4 195 candidats, seulement 1 172 ont réussi. Sur ce point, il faut féliciter la faculté des sciences infirmières des Cayes qui, durant ces 10 dernières années, totalise un taux de réussite autour de 80%, selon les cadres du ministère.
Des chiffres pas des noms

Au cours de cette conférence où les Drs Evans Vladimir Larsen et Laure Adrien ont épilogué longuement sur tous les aspects de la formation médicale en Haïti, aucun nom n’a été cité. Aucune faculté n’a été nommée. Impossible de connaître les 18 facultés recensées, encore moins les 12 qui ne sont pas reconnues. « Le ministère se réserve le droit de divulguer les noms de ces facultés », a laissé entendre le Dr Larsen. Impossible de choisir une faculté en sciences de la santé en connaissance de cause; la population a les chiffres, mais pas les noms.

Nonobstant la faculté des sciences infirmières des Cayes, la liste des écoles infirmières reconnues par le MSPP n’est pas publique non plus. En attendant, le ministère de la Santé publique et de la Population est en train de recenser et d’étudier les dossiers. « Un manuel de conditions à remplir pour qu’une faculté de médecine soit reconnue est en cours de préparation pour éviter toute confusion sur ce sujet », a fait savoir le Dr Larsen.

Comment rectifier le tir ?

Le Dr Laure Adrien a expliqué que le premier souci du ministère n’est pas de fermer les facultés en fonction, mais de les amener à respecter les conditions du MSPP. « Ce n’est pas une chasse contre les facultés privées, mais une chasse contre la médiocrité », a précisé le directeur général dudit ministère.

« L’État dépense environ 331, 500, 000 gourdes, pour payer les internes et les résidents en service social alors que l’État n’a aucun contrôle sur les services rendus et chaque année, de nouvelles facultés demandent l’autorisation de faire le service social », a ajouté le Dr Laure Adrien

Pour sa part, le Dr Evans Vladimir Larsen promet de tout mettre en œuvre pour épurer le système. Il en veut pour preuve le taux d’échec enregistré dans les examens d’État pour les infirmières. «Le ministère va faire la même chose pour les autres professionnels afin de s’assurer que ceux qui veulent servir ont la compétence requise. »

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